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samedi 27 septembre 2014

CALIFORNIE DU NORD - SEPTEMBRE 2014 - JOUR 8 : SUSANVILLE - BURNEY : 220 KM





LASSEN VOLCANIC NATIONAL PARK 

Nous entrons dans le parc dès son ouverture. La région est soumise à une activité volcanique depuis plusieurs millions d'années mais l'histoire géologique  récente du site est liée au pic Lassen, un volcan de la chaîne des Cascades devenu célèbre à la suite de son éruption de 1915.




Il mériterait d’être plus connu tant il est beau. Ses paysages sont à couper le souffle et nous ne nous lassons pas de les photographier sous tous les angles.


Puis nous prenons un sentier tantôt caillouteux, tantôt poussiéreux de cendres volcaniques, pour une randonnée de deux heures à 2.500 mètres d'altitude, en terrain un peu difficile pour qui est mal chaussé. La dernière descente m'a paru assez raide mais beaucoup plus facile à remonter.  

Au bout du chemin, Bumpass Hell, un mini Yellowstone avec sa magie de couleurs, ses fumerolles, ses mares de boue...






A l’autre bout du parc, nous empruntons deux autres chemins pour encore une heure de découverte du paysage.

A Burney quand nous arrivons, là encore nombreux sont les camions de pompiers avec leurs équipages en alerte maximum. D’ailleurs, nous avons traversé de vastes étendues complètement brûlées de ces jours derniers. Consternant !

CALIFORNIE DU NORD - SEPTEMBRE 2014 - JOUR 9 : BURNEY - WEED : 225 KM





Ce matin, en nous connectant à internet, nous prenons toute la mesure de l’ampleur des incendies en Oregon. En poursuivant dans cette direction, nous risquons de nous retrouver bloqués très au nord. Nous continuons néanmoins sur l’itinéraire prévu en Californie et réfléchissons à la manière dont nous allons pouvoir rejoindre le Pacifique. Cela me rappelle l'année où nous ne savions plus où aller, cernés de toutes parts par les tornades dans le sud et le centre.
BURNEY FALLS MEMORIAL STATE PARK 


Situées à la sortie nord du Parc National de Lassen, à une dizaine de kilomètres de la ville de Burney, si elles ne sont pas sur votre itinéraire, ne vous privez pas du détour. Elles sont très belles !
 

L'eau des chutes hautes de 130 pieds provient de sources souterraines  au dessus, fournissant un débit pratiquement constant de 100 millions de gallons par jour, même pendant les mois secs de l'été. Ce qui est le cas, et parait étonnant.

Après avoir acquitté nos droits d'entrée dans le parc (les parcs d'état ont un statut différent des parcs nationaux, ainsi le pass "America the Beautiful" n'est d'aucune utilité) nous entamons une petite rando pour les voir de plus près et les contourner.
A l'autre extrémité du parc, les eaux calmes d'un lac font contraste avec le torrent tumultueux qui alimente la cascade. Seul le passage d'un bateau électrique vient rider sa surface.


McCLOUD FALLS 

Après le pique-nique en compagnie d’un écureuil terrestre et d’un geai bleu, nous faisons halte aux trois chutes McCloud, beaucoup moins importantes en débit que les précédentes.




  
MOUNT SHASTA 

Puis c’est sa majesté Shasta qui s’impose d’un coup dans le paysage au détour de notre chemin. Grandiose ! Aussi beau que le Mont Rainier.


Nous prenons la route qui se rapproche au plus près de son sommet. Ensuite les plus courageux emprunteront un chemin de randonnée.




Une parenthèse pour une histoire, une légende, je ne sais comment l'appeler :
Des guerres incessantes entraînèrent une cruelle dévastation sur Mu et en Atlantide. Ces deux civilisations finirent victimes de leurs propres agressions. Les Lémuriens et les Atlantes prirent ainsi conscience de la futilité de tels agissements.
Quand les Lémuriens comprirent que leur patrie était vouée à la perdition, ils adressèrent une requête à Shambhallah mineure, la tête du réseau Agartha, afin d'obtenir l'autorisation d'ériger une ville sous le Mont-Shasta dans le but d'y préserver leur culture et leurs annales. 

Pour obtenir cette autorisation et se joindre au réseau souterrain d'Agartha, il leur fallut prouver qu'ils avaient tiré leurs leçons de la guerre et de l'agression. Ils durent témoigner de leur repentir auprès de la Confédération galactique des planètes et prendre l'engagement solennel de se comporter désormais en peuple pacifique. 
Une vaste cavité en forme de dôme existait déjà dans les entrailles du Mont Shasta. Lorsqu'on accorda aux Lémuriens la permission d'ériger leur cité, il fut convenu que cette région survivrait à tous les futurs cataclysmes. Ils y construisirent une ville qu'ils nommèrent TELOS, ce qui signifie « communication avec l'Esprit ».

Si le sujet vous intéresse, rendez-vous ICI.


Partout alentour ce ne sont que volcans.



De retour en bas, nous allons voir le lac Siskiyou d'où part une "scenic drive" vers Castle Lake... que nous ratons et nous voici engagés dans un canyon avec le soleil de face, sur une voie particulièrement étroite où faire demi-tour n'est pas aisé !


Quand nous arrivons à Weed, c’est pour déposer nos valises au Motel 6 où de nombreux pompiers nous tiennent compagnie. Ils arrivent de tous les états, même d'Alaska !


Au loin vers le nord, la fumée des incendies assombrit un ciel pourtant très clair de pleine lune.


CALIFORNIE DU NORD - SEPTEMBRE 2014 - JOUR 10 : WEED - ALTURAS : 290 KM



Ce matin, la fumée des incendies obstrue le paysage que l’on découvre comme enveloppé de brouillard. Nous longeons la frontière de l'Oregon pour redescendre vers le sud en direction de Lava Beds National Monument.

Nous faisons un arrêt observation et photos à Tule Lake, un refuge ornithologique qui grouille de vie.

  
LAVA BEDS NATIONAL MONUMENT 


Le parc est surtout constitué de nombreux cônes volcaniques, de champs de lave et d'un grand nombre de grottes souterraines (environ 800) qui sont en réalité des tubes de lave.



Un tube ou tunnel de lave est formé par une coulée volcanique qui s'est refroidie en surface en formant une croûte solide, mais dont le cœur est resté fluide, permettant à la lave de continuer à s'écouler. Lorsque la coulée cesse d'être alimentée par la lave en fusion, elle se vide et laisse une cavité en forme de galerie.


Un tube ou tunnel de lave est formé par une coulée volcanique qui s'est refroidie en surface en formant une croûte solide, mais dont le cœur est resté fluide, permettant à la lave de continuer à s'écouler. Lorsque la coulée cesse d'être alimentée par la lave en fusion, elle se vide et laisse une cavité en forme de galerie.

Un tube-galerie effondré

Pour pénétrer dans les grottes peuplées de chauves-souris, il faut un permis à retirer au Visitor Center, obtenu après avoir certifié ne pas venir d’un état à l’est des Rocheuses où sévit une maladie. Munis de notre sésame et d’une grosse lampe torche prêtée par les rangers, nous voici prêts à partir en exploration.

Au bout de deux nous en avons assez de descendre les escaliers ou de ramper d’autant qu’elles paraissent toutes se ressembler ou en tous cas à celles d'Hawaii et Madère que nous connaissons. En fait, certaines possèdent des caractéristiques différentes, et si nous n'avions pas été pressés par le temps (il faut rendre les lampes avant 16h), il y en a au moins une que nous aurions aimé explorer. Je vous la laisse découvrir parmi d'autres dans le beau reportage d'Alain, expatrié en Californie, qui y est passé avec sa petite famille la veille.

Pour certaines, rien qu'à voir l'équipement, ça nous a découragé !


Pour la première fois depuis notre arrivée en Californie, le ciel est chargé de nuages ce soir. La pluie serait bienvenue pour éteindre les incendies, mais à la fois si c’est de l’orage, la foudre risque d’en allumer d’autres.

 A Alturas, le ciel est parfaitement bleu.

vendredi 26 septembre 2014

CALIFORNIE DU NORD - SEPTEMBRE 2014 - JOUR 11 : ALTURAS - KLAMATH FALLS : 250 KM



C’est à partir d’aujourd’hui que nous modifions notre itinéraire. Rien n’est encore défini, mais une chose est certaine, nous ne roulerons plus jusqu’au nord de l’Oregon comme prévu. Trop de kilomètres pour peut-être se retrouver piégés par les incendies. Cette route a déjà été coupée à plusieurs reprises ces jours derniers.
Il n'y a pas grand chose à voir sur le parcours. Goose Lake n'est accessible que depuis le State Recreation Area. C'est plus un lieu pour observer les oiseaux, mais surtout pour camper dans la nature. Nous ne nous y attardons pas.
A Lake View, il y a un geyser dont l'eau jaillit toutes les 90 secondes... sauf en période sèche comme en ce moment.


MITCHELL MEMORIAL 

Un peu avant d'arriver à Klamath Falls, en dehors de la route se trouve un mémorial inédit édifié à la mémoire des 6 seuls Américains a avoir été tués sur leur sol pendant la 2ème Guerre Mondiale.


Un dimanche ensoleillé de mai 1945, un couple (un pasteur et son épouse institutrice enceinte) ainsi que 5 de ses élèves âgés de 13 à 14 ans, partent pique-niquer. Pendant que l'homme gare la voiture, les enfants se sont déjà éparpillés et l'un d'eux appelle les autres à le rejoindre pour leur montrer sa trouvaille. Il s'agissait d'un ballon de papier transportant une bombe. Avant même que le pasteur ait pu intervenir, elle explosa tuant les 6 personnes rassemblées autour. Il fut le seul survivant.
Les Japonais avaient lancé un grand nombre de ballons (environ 9.000) faits de papier ou de soie. Gonflés à l'hydrogène ils étaient capables de voler en haute altitude portés par les courants qui traversent le Pacifique d'ouest en est. Grâce à un système barométrique relié à un automatisme ils pouvaient lâcher du lest si nécessaire. Ils devaient déposer leur cargaison mortelle en Amérique du Nord, semant la panique parmi la population. Au moins 342 atteignirent leur but, certains allant aussi loin que le Nebraska. Ils ne causèrent que des dégâts mineurs, et aucune victime à l'exception de ces six personnes en Oregon.


KLAMATH FALLS 

Ne cherchez pas les chutes à Klamath Falls. Même au Visitor Center, on vous dira qu'elles n'existent que dans le nom de la ville. A peine quelques rapides.
Même le lac lui-même est difficilement accessible.


Nous avions prévu de pique-niquer sur ses berges dans Veterans Mémorial Park au bout de Klamath Avenue et avons été très surpris de découvrir en ville aux USA un parc dans un tel état. C'est une sorte de terrain vague, sale, aux herbes folles et carrément inaccessible. Une honte !

Nous avons donc remplacé la ballade prévue autour du lac par une rando-photo en ville à la recherches des fresques murales, nombreuses dans le centre.


 20 mai 1909, l'arrivée du premier train à Klamath Falls

Le Lieutenant David R. Kingsley, un héro de la 2ème Guerre Mondiale a été décoré de la Médaille d'Honneur à titre posthume pour avoir donné son parachute à d'un autre membre de l'équipage alors que leur avion allait s'écraser. On a donné son nom à la base aérienne de Klamath Falls.



Même les boitiers qui gèrent les feux tricolores sont revêtus de fresques. Ici le pyguargue à tête blanche, emblème national.

En fait Klamath Falls ne vaut pas le détour. Elle ne présente d'intérêt que parce qu'elle se situe sur la route de Crater Lake, déjà vu lors d'un précédent voyage en Oregon. 
 


CALIFORNIE DU NORD - SEPTEMBRE 2014 - JOURS 12 et 13 : KLAMATH FALLS - CRESCENT CITY : 325 KM + 80 KM AUTOUR DE CRESCENT CITY


Nous hésitons encore sur la route à prendre pour gagner la côte Pacifique du fait des incendies présents dans toute la région. Après s'être renseignés sur la situation, nous optons finalement pour la voie la plus directe. Les paysages sont variés, et le temps toujours aussi beau et chaud. 
Mon chauffeur montre des signes de fatigue aussi nous prenons tout notre temps pour ce long trajet, nous arrêtant pour photographier ou faire des achats dans nos supermarchés favoris.


 Immigrant Lake. On voit bien les niveaux successifs
du lac pratiquement à sec.

Nous traversons SISKIYOU NATIONAL MONUMENT sans nous en rendre compte. Pas de poste de rangers, aucun panneau, pas d'indication.


CRESCENT CITY 


Nous décidons finalement de passer deux nuits au Super 8 Motel en face du port pour souffler un peu.


Si je vous cite le nom du motel, c'est pour vous inciter à l'éviter ! Si vous ne pouvez pas faire autrement, sachez que les chambres sur la route doivent être intenables du fait d'une circulation intense sur ce grand axe qu'est l'US 101 appelée aussi Redwood Highway, y compris la nuit. Nous avons eu la chance d'avoir une chambre très isolée, mais au rez-de-chaussée d'un hôtel à deux niveaux au plancher grinçant. Le gérant nonchalant prend presqu'un quart d'heure pour enregistrer chaque arrivée, et le lendemain au petit-déjeuner servi de 7 à 10 heures, si vous avez le malheur de vous présenter à 9 h, il n'y a rien à manger : plus de pain (et de toutes façons pas de toaster) ni de beurre, pas de fruits, plus de muffins ni autres gâteaux (à 7 h non plus !) rien d'autre que de la pâte à gaufre à faire cuire dans un moule d'où vous ne pourrez pas l'extraire. Fort de l'expérience, le lendemain matin, nous nous sommes présentés à 7 h. Rien n'était encore installé mais nous avons pu obtenir tout de même du pain, du beurre, un fruit et une gaufre toujours bien collée au moule ! 
De plus quand nous sommes rentrés le deuxième soir, la chambre n'avait pas été faite.
Wi-fi inefficace. Même à la réception.

Comme ça fait du bien cette première grasse matinée depuis notre arrivée. Jusqu’à 7 h 30, n’exagérons rien ! 

Nous entamons la journée par une ballade en voiture le long de la côte, en commençant par le phare, trônant sur son île.

C’est la continuité des paysages de la côte du Pacifique depuis l’état de Washington, suivi de l’Oregon, bordée de conifères, enveloppée de ouate, tourmentée, parsemée d’écueils et de rochers ce qui explique le nombre important de phares le long du rivage et en prime le son lugubre de la corne de brune en permanence ici.




On nous rappelle partout que nous sommes dans une zone à risques. Celle des tsunamis. Il y en eu plusieurs ici, le dernier pas si lointain frappait, avec moins de conséquences, la côte ouest des Etats-Unis en même temps que celle du Japon. C'était le 11 mars 2011.



REDWOOD NATIONAL PARK

Nous commençons également le circuit du Parc National Redwood qui entoure Crescent City. La piste que nous ont conseillée les rangers, étroite et gravillonnée, tutoie les géants.





Bien que ce soit une forêt pluviale, comme partout ailleurs la végétation, séquoias compris, est très sèche… d’où l’état de la voiture !

Le climat est complètement différent ici : humidité ambiante d'où le brouillard, moins de fraicheur le matin, mais des températures bien inférieures dans la journée à celles de l’intérieur des terres.