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mercredi 1 février 2012

AFRIQUE DU SUD - FEVRIER 2012 - ZA PRATIQUE


Nous sommes restés trop de temps pour pouvoir prétendre donner des conseils. Cette page ne sera consacrée qu’à ce que nous avons remarqué, ce qui nous a été dit sur place ou ce qui nous a frappés.
Une remarque générale : les Sud-Africains sont très accueillants.


ASSURANCES

Si vous négociez votre séjour avec un TO  local, il vous demandera sans doute de justifier de la souscription à une police d’assurances voyageurs (annulation, accident, maladie, décès)

A tout propos durant votre séjour, on vous demandera de signer une décharge de responsabilité (pour faire du vélo, pour visiter un parc animalier, etc.). A l’hôtel, une notice bien en vue vous informera que l’établissement ne pourra être tenu pour responsable en cas d’effraction, de vol, d’attentat contre votre personne, etc.


CHANGE

10 ZAR (ou Rands) = 1 Euro environ. Donc très pratique pour la conversion.


Si depuis la France vous effectuez des transactions avec l’Afrique du Sud, il y a de grandes chances pour que le Centre de Lutte contre la Fraude aux CB prenne contact avec vous pour se faire confirmer votre paiement par carte. C’est un pays à haut risque, principalement pour les détenteurs de Visa Premier, paraît-il.

Si possible, prévenez le Centre de votre voyage afin qu’il ne bloque pas votre carte systématiquement à la moindre opération sur place !

Il est conseillé de retirer de l’argent au distributeur dans des lieux sûrs comme l’aéroport et les centres commerciaux afin de n’avoir plus qu’à régler toutes ses dépenses en espèces. Gardez argent et passeport en lieu sûr.


CLIMAT

Les saisons sont inversées mais le climat peut-être assez différent selon qu’on se trouve au Cap ou à Johannesburg. En février par exemple, nous avions entre 30 et 36° au Cap ventilé par l’Océan (inhabituel disent néanmoins les Captoniens) mais sec. 
Par contre Jo’Burg de par une altitude plus importante (1700 m) accroche les orages et entre en quasi saison des pluies à la même période.

L’été austral est la période touristique en Afrique du Sud. Néanmoins, vous ne trouverez pas foule nulle part sauf peut-être ce qui correspond à nos vacances de Noël/Jour de l’An.

Réservez votre maillot de bain pour la piscine car l’eau de l’océan au Cap en plein été varie entre 10 et 14° ! Paradoxalement, l’océan se réchauffe avec l’hiver. Ce sont les glaces de l’Antarctique qui en fondant à la saison chaude viennent refroidir les côtes africaines. A Durban néanmoins, l’Océan Indien est plus chaud.


HÉBERGEMENT

EN VILLE
Hôtels, guest houses ou auberges de jeunesse, il y en a pour toutes les bourses. 
Au Cap si vous n’avez pas de voiture, choisissez bien votre lieu d’hébergement en fonction de vos points d’intérêts. Il vaut parfois mieux payer un peu plus cher mais n’avoir pas à perdre son temps dans les transports en commun, ni ajouter des frais de taxi pour se rendre d’un point à l’autre. Green Point nous a semblé être un bon compromis.
La plupart des hôtels ont un coffre-fort dans la chambre.

EN BROUSSE
Contrairement au souvenir que j’ai du Kenya (1975) ici les « lodges » sont situés à l’extérieur des réserves, dans des lieux sécurisés. Vous ne verrez donc pas passer d’éléphants devant la fenêtre de votre bungalow, ni d’autres animaux venir s’abreuver aux points d’eau. Dommage !
Par contre cela implique d’être sortis du parc avant l’heure de fermeture, sous peine d’amende.


LANGUES

Parmi onze langues officielles, l’anglais est parlé et écrit partout (panneaux, signalisation routière, etc.).


L’accent diffère d’une personne à l’autre selon qu’elle roulera plus ou moins les R.


POURBOIRE

Restaurant : Il est habituel de laisser 10% de la note au serveur.
5 Rands pour le porteur de vos valises et si vous avez un chauffeur/guide, entre 50 et 100 Rands par jour et par personne.
Le chauffeur de taxi ne s’attend généralement pas à un pourboire. Les seuls qu’on a pris n’avaient pas de compteur et faisaient le prix qu’ils voulaient déjà bien arrondi (négocier la course avant de monter !).


RESTAURATION

La nourriture est excellente et très bien préparée.
Privilégiez le poisson dans les villes océaniques. Le kingklip est délicieux et la sole également.
Dans les réserves, mais aussi ailleurs vous pourrez essayer le gibier : springbok, impala, autruche ou crocodile, servis la plupart du temps en ragoût.
Si toutefois vous n’adhériez pas à ces mets, la quasi-totalité des restaurants servent des pizzas !

Les plats sont copieux et peu coûteux. Au Cap comptez entre 80 et 130 Rands pour le plat de résistance, à Johannesburg entre 40 et 110 Rands pour le même.

Les vins d'Afrique du Sud sont d’excellente qualité, très abordables, proposés au verre ou à la bouteille. Si les blancs sont toujours servis frais, se méfier des rouges à température ambiante… quand il fait plus de 30°. Si vous demandez qu’il soit rafraîchi, ce n’est pas autour de la bouteille qu’on mettra les glaçons, mais dans votre verre. Toute une éducation à faire encore en ce domaine !


SANTE

PALUDISME :
Il est présent uniquement dans le nord-est du pays (Parc Kruger) nous a-t-on dit.
En février hors de cette zone où nous ne sommes pas allés, aucun moustique n’est venu troubler nos nuits.

EAU :
Il y a l’eau potable partout en Afrique du Sud dit-on. Nous avons consommé l’eau du robinet dans les grandes villes sans aucun problème. En brousse également, mais elle a un tel goût (ça sent le vieux mur humide, le moisi !) que nous l’avons remplacée par de l’eau en bouteille chaque fois que possible.

Pour entrer dans des détails digestifs, ni la nourriture, ni l’eau consommée même hors des villes ne nous ont dérangé les intestins.


SÉCURITÉ

C'est une question qui faire sourire les Captoniens qui vous assureront que leur ville est la plus sûre de toute l’Afrique du Sud. Nous avions choisi une guest house à Green Point dans un quartier tranquille. Aucun problème pour aller dîner au Waterfront (quartier touristique du Cap) à 15 minutes à pied et revenir de nuit. 
On nous avait néanmoins mis en garde sur quelques endroits à ne pas fréquenter une fois les commerces fermés (après 17 h) : le centre ville et le quartier malais musulman de Bo-Kaap.
Nous sommes allés à Bo-Kaap de jour, très confiants. A peine entrés dans le quartier une voiture conduite par un blanc s’arrêta à notre hauteur pour nous mettre en garde. Tout comme à Soweto, les seuls blancs à s’aventurer dans ces lieux ne peuvent être que des touristes ! Les Afrikans ont peur des noirs et des « coloured ». Cela dit, du fait de cet avertissement, notre confiance s’était effritée et quelques photos plus tard, nous repartions sans nous aventurer plus. Comme quoi la paranoïa est contagieuse !

La présence policière est discrète, mais partout.

Par contre, sûr ou pas sûr, au Cap comme ailleurs, on ne manquera pas de repérer les barbelés au-dessus des murs d’enceinte, les rehausses de clôtures électrifiées, les grilles aux fenêtres, les caméras de surveillance, etc.





Les lotissements, de même que les immeubles sont entourés de hauts murs sécurisés les transformant en prisons-ghettos pour blancs.
Paranoïaques les Afrikans ? Justifiés ou non ces systèmes sont dissuasifs et  doivent faire le bonheur et la fortune des sociétés de surveillance et de protection !

Johannesburg par contre est une ville réputée dangereuse où l’on vous dira de ne pas vous arrêter le soir aux feux rouges, de verrouiller vos portières de jour comme de nuit, de ne pas marcher à pied dans les zones isolées et surtout jamais après la tombée de la nuit…
A l’hôtel situé dans une enceinte gardée et sécurisée à l’intérieur d’un centre commercial lui-même gardé d’un quartier résidentiel, quand j’ai demandé si nous pouvions sortir le soir pour aller dîner à l’extérieur, on m’a bien dit de ne pas quitter la zone sécurisée du centre commercial ! Rassurant…


TRANSPORTS

AVION :
La compagnie des lignes intérieures Kulula pratique des tarifs deux fois moins chers que South Africa sur les mêmes destinations à condition de réserver quelque temps à l’avance. Il faudra ajouter quelques Rands pour un second bagage, pour boire ou manger à bord (prix raisonnables néanmoins)



Attention, la franchise bagages est différente de celle des lignes internationales : 20 Kg pour un bagage de soute, 7 Kg pour un bagage accompagné (en cabine).

A Johannesburg, sur les vols intérieurs, vous aurez le choix entre deux aéroports :
O.R. Tambo ou Lanseria. Si comme nous vous choisissez le second pensant faire des économies de taxi parce que situé plus près de votre hôtel, vous aurez tout faux ! La course depuis l’aéroport est fixée au forfait quelle que soit la distance à condition d’être située en ville ou dans la banlieue proche.

Lorsque vous rentrez en France, si vous êtes en correspondance ne pensez pas mettre dans vos bagages accompagnés quelques bouteilles de vin, d’alcool ou de liquide de plus de 100 ml, même dans le sac scellé du Duty Free avec la facture. Votre correspondance actuellement (2012) ne s’effectue pas sous douane (c’est prévu dans le futur) et vos bouteilles seront donc confisquées au contrôle de sûreté avant l’embarquement sur le vol suivant. La seule parade si vous en avez le temps, est d’enregistrer votre bagage accompagné à l’escale de transit en ayant pris la précaution de protéger vos précieux liquides. Air France vend également des boites de transport, mais le prix de 10 € est dissuasif.
Rappel : le transport en cabine de liquides achetés en Duty Free, dans un sac scellé toujours intact n’est actuellement possible que dans les pays de la zone Schengen + Canada/USA nous a-t-on dit.

AU CAP

TAXI :
Pour vous rendre en ville depuis l’aéroport, on vous dira de réserver votre taxi à l’avance sur internet ou par téléphone ou au pire de vous adresser à un comptoir dédié dans l’aéroport pour obtenir une voiture « sûre ». Là encore, c’est de la paranoïa à mon sens. Le risque existe tout autant en ville, vous n’êtes jamais sûrs d’avoir affaire à un taxi officiel.

RIKKIS :
Ces drôles de petites voitures de couleur vive sont en fait des taxis collectifs, donc moins chers.



BACKPACKER BUS :
Entre l’aéroport et les guest houses. Un peu moins cher qu’un taxi, la course du "Backpacker bus" est également au forfait. 

BUS :
Depuis l’aéroport, moins cher encore, il y a une navette qui vous conduira en plein centre d’où un réseau de bus vous acheminera (presque) partout. Depuis le 1er février 2012, un nouveau système de carte à recharger est en place. Il n’est plus possible d’acheter ses tickets auprès du chauffeur. Attention, on ne peut pas recharger dans toutes les stations (il y a un kiosque à l’aéroport).

Au Cap il y a un bus d’excursion « hop on hop off » bien pratique qui passe par tous les points d’intérêt touristique et vous permet de monter et descendre une vingtaine de fois sur un itinéraire convenu.


210 Rands pour deux jours donnant le droit aux deux circuits, une extension dans les vignobles de Constantia, une sortie de nuit à Signal Hill pour admirer le coucher du soleil, et une mini-croisière sur les canaux. Mais aussi des réductions sur certains sites et 10 % sur les bus de la même compagnie dans le monde entier.
Audio-guide en Français.
Excellent rapport qualité prix.
De nombreux musées sont desservis. Pensez à étudier le parcours au préalable afin de perdre le moins de temps possible.
Contrairement à des villes comme San Francisco ou Dubaï, les arrêts sont très bien matérialisés et les horaires de passage indiqués.


Pour se rendre du Cap à Jo’Burg, une alternative à l’avion, le Baz Bus. Il est bon marché et permet de voir du pays si vous en avez le temps. Il suit approximativement la Garden Route, longe la côte jusqu’à Durban avant de remonter vers le nord.

TRAIN : 
Le Blue Train, le summum du luxe ferroviaire. Une expérience inoubliable sans doute… mais un peu coûteuse.

AUTO :
Vous pouvez louer une voiture, ou choisir de ne pas conduire en Afrique du Sud. Dans ce cas, de petites agences indépendantes proposent du voyage à la carte avec chauffeur-guide pour vous seuls ou des excursions organisées à la journée pour de petits groupes.

On conduit à gauche. En plus de votre permis national, le permis international est requis. Quelques panneaux de signalisation diffèrent comme ceux-ci.


La flèche blanche sur fond rouge indique un sens unique de circulation. 


Le S barré (au fond), une interdiction de s’arrêter.

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